Selon son étymologie, l'écologie est la science de la maison, l'art d'harmoniser les différentes fonctions de l'habitat :

  • protection
  • confort
  • fonctionnalité
  • longévité/ fiabilité
  • esthétique
  • économie de l'ensemble

en rapport avec les ressources

  •  de ses occupants
  •  de l'environnement proche: physique et humain

Du degré d'harmonisation de ces fonctions dépend l'agrément d'utilisation de la maison pour ses occupants.

Le sens actuel de l'écologie est une extension du sens premier: la planète est notre maison.

Construisons, achetons donc nos maisons en fonction de nos besoins et de ceux de la planète. Telle est l'exigence aujourd'hui.

Mais connaissons-nous seulement nos besoins ?

Les connaissons-nous mieux que ceux de la planète ?

Sommes-nous à même de les contrôler, de les modifier, voire de les réduire ?

Savons-nous enfin ce qu'il nous en coûte ?


Le nouveau président français, affirmait au soir de son éléction, sa volonté de faire des Français "un peuple de propriètaires", habile allusion à la déclaration des droits de l'homme qui affiche dès l'article 2 le droit imprescriptible qu'est celui à la propriété - le premier étant l'égalité en droit de TOUS les citoyens.

On comprend mieux l'empressement d'une telle déclaration lorsqu'on en examine les conséquences : la propriété serait un moyen de l'égalité, alors qu'elle a plus sûrement fondé le capitalisme qu'approché l'équité entre les citoyens.

Empressement parce que notre culture s'appuie sur la légitimité de posséder son propre logement.

Empressement surtout parce que cette possession à un coût comme en cascade dont les différentes étapes alimentent l'économie d'une plus-value exponentielle grâce à un unique client : l'acquéreur, vous, nous, chacun.

     Le marché :


         Pour nous approprier l'objet de nos désirs, devenus nos besoins, nous commençons par avancer notre épargne, lorsqu'elle existe, en apport initial. Puis vient le moment de la décision de la somme à emprunter à la banque et le montant des remboursements supportables par le foyer. Cela détermine la durée pendant laquelle, chaque mois, nous devrons débourser. Aujourd'hui, des durées de 20 à 30 ans constituent la majorité des emprunts réalisés, soit jusqu'aux trois-quart de la vie active. Cette durée voit le montant total des mensualités multiplier le coût du logement  par 2, 3 ou 4 et intègre les frais de notaire, le plus souvent ceux d'une agence immobilière et de "menus" travaux de mise à notre goût du logement. 

          Jusqu'ici tout le monde est d'accord pour s'engager dans une telle voie, même si les conséquences financières ne sont que sommairement envisagées.

           Vient l'emménagement, l'abonnement aux différents réseaux, les taxes foncière et d'habitation et l'entretien régulier de l'habitat.

            La transformation de l'acquéreur en propriètaire a fait de lui, définitivement, un multi-abonné obligatoire, rembourseur de crédit, payeur de multi-taxes, de surcroît condamné à ne pouvoir cesser un seul instant son activité professionnelle sous peine de ne pouvoir rembourser et de voir son banquier comme hériter de son bien.

On comprend mieux l'empressement de notre nouveau président.

Dans un contexte où, officiellement, 8 % de la population potentiellement active est au chomage et officieusement presque le double, on imagine facilement l'assiduité laborieuse des emprunteurs et leur nécessité impérieuse de conserver leur gagne-pain.

Ainsi notre système économique, (économe pour qui ?), peut-il générer la croissance monétaire nécessaire à son entretien et à son expansion, ce moteur de notre société compétitive où chacun joue aveuglèment contre les autres.


            C'est ainsi; il n'en demeure pas moins que chacun doit se loger, et que dans ce contexte l'accession à la propriété est une réponse sensée à un besoin vital.

       Besoin vital nous l'avons vu.

       Réponse économiquement sensée car l'investissement réalisé constituera progressivement un capital, profitable à son propriétaire. A condition que la force des désirs, largement stimulée par l'émulation ambiante, ne prenne le pas sur les besoins et n'incite l'acquéreur à plonger plusieurs fois dans la même spirale : acquisition-vente-acquisition, dès lors particulièrement lucrative pour l'Etat.

 Puisqu'il faut se loger, il faut concevoir de se loger bien.

   A commencer par payer :

  •  un bien initialement satisfaisant  
  • au juste prix
  • évolutif quant à sa fonctionnalité, son agencement, son autonomie énergétique.     

         

  Les dessous du marché :


Or, il apparaît malheureusement à l'expérience que :

  1. Les arguments écologiques qui justifient le discours et les mesures politiques sont, au mieux, un alibi dont le rôle , loin de viser à l'autonomie de chacun, est de réorienter la consommation vers des produits nouveaux, à forte valeur ajoutée.
  2. Ces produits rendent leurs propriétaires lourdement et durablement dépendants des réseaux gérés par les pouvoirs publiques, donc des taxes qui s'y appliquent.   

     ( En lisant votre facture d'électricité vous remarquerez que le coût d'acheminement du kilowatt représente entre 47 et 51% de son prix, auquel s'ajoute l'abonnement, c'est à dire le droit d'accès au réseau...)

Peut-être est-ce le véritable sens du développement durable : durable doit être la dépendance du consommateur ?

    3. Le marché de l'immobilier est envahi

        d'intermédiaires professionnels dont les  

        compétences en la matière sont quasi nulles et

        dont une enquête récente a estimé illégale,pour

        77 % d'entr'eux, les conditions d'exercice.

        Ajoutons le pourcentage non négligeable que

        leur intervention de mise en relation répercute

        sur le coût final d'un bien, nous comprendrons 

        comment ces professionnels, en fait, se   

        réservent un marché, et pourquoi un nombre

        croissant d'entre nous essaie d'y échapper,

        sans toujours y parvenir.

    4.  Enfin tout entrepreneur étant lui-même soumis

         à un régime sévère de taxes en tous genres, le

         coût final de toute opération s'avère surcôtée

         d'environ 40% de sa valeur véritable et/ou des

         besoins réels qu'elle est censée couvrir.        

Par dessus le marché :


La rétention de l'information est outil de pouvoir. Vouloir la diversifier et la faire circuler est source de compréhension et de liberté.

Mais le plus souvent il faut être directement confronté à un problème pour commencer à chercher des informations le concernant.

Le temps étant un facteur décisif à la collecte de renseignements, ceux-ci sont largement incomplets lors de la prise de décision et sa justesse, à plus ou moins long terme, s'en ressent.

Et l'on s'enchaîne alors que l'on souhaitait autonomie, indépendance...


En comprenant nos besoins de vie au quotidien, l'économie de notre maison, peut-être comprendra-t-on mieux les besoins de notre planète-maison.

Elle ne sera plus un argument de vente mais l'objet de notre attention.


Cela vous intéresse, vous voulez passer par-dessus le marché, inscrire votre projet dans une vision d'ensemble et choisir ce qui vous correspond le mieux, le plus favorable économiquement?


 Nous recherchons les informations et proposons un conseil personnalisé pour faire de votre habitation un cadre de vie agréable, fonctionnel, et durable par-dessus le marché ! 


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